mardi 16 février 2016

Dossier "Eoliennes & Santé" Brève synthèse de la problématique & des questions pressantes qui en découlent

1. Distances de sécurité:
La première étude scientifique portant sur les effets des infrasons éoliens (1985) a
clairement imputé à ceux-ci des problèmes de santé constatés chez une dizaine de
riverains situés entre 900m et 2500m de l'éolienne incriminée.

Parmi les études suivantes portant sur les troubles du sommeil affectant les
riverains, les Dr C.Hanning en Grande-Bretagne, Dr M.Nissenbaum aux USA, Pr
J.Aramini au Canada mettent en évidence (2010-2012) des effets avérés, des
corrélations indéniables, et même clairement une relation de cause à effet, à des
distances de 1400m, 1500m, voire 2000m.

L'Académie de Médecine française, sur la même question des nuisances sonores
éoliennes, et alors même qu'elle évacuait intellectuellement le volet infrasons,
recommandait néanmoins, dès 2006, un éloignement de 1500m.

vendredi 25 septembre 2015

ADTC obtient l'annulation du Schéma Régional Eolien de Rhône-Alpes


 Le Tribunal Administratif de Lyon vient de décider, début juillet, l'annulation du Schéma Régional Eolien de Rhône-Alpes. Ce jugement conclut un recours juridique contentieux groupé, coordonné par le collectif "Eole 07", et auquel avaient participé notre association et, à titre individuel, plusieurs de ses adhérents et sympathisants.

Cette décision judiciaire donne raison à ADTC - Avis De Tempête Cévenole qui, dès 2012, avait alerté sur les insuffisances méthodologiques du Schéma Régional Eolien, et plus généralement, sur les malfaçons fondamentales dont sont entachées les politiques qui promeuvent l'éolien industriel (*1).  

En particulier, le Schéma Régional Eolien avait été élaboré sans évaluation de son incidence sur l'environnement, contrevenant ainsi aux directives européennes: c'est sur ce motif que le Tribunal Administratif a fondé sa décision. Ainsi, le jugement invalide clairement la doctrine largement médiatisée selon laquelle la prolifération éolienne serait, de façon soi-disant évidente, "bonne pour l'environnement" (*2).

dimanche 15 mars 2015

A l’approche des élections départementales

L'association ADTC - Avis De Tempête Cévenole s'implique depuis plusieurs années dans les problématiques environnementales locales sur l'ensemble du secteur entre Aubenas et les Cévennes ardéchoises, et s'intéresse également aux enjeux généraux liés aux thèmes de l'énergie, de l'environnement et du cadre de vie, et de la participation citoyenne.

ADTC a développé une critique approfondie de la façon dont sont introduites les éoliennes industrielles dans nos territoires. La contestation de cette filière énergétique, vertueuse en apparence, s'est considérablement amplifiée en ce début d'année, portée notamment par une analyse lucide et sans concession de Jean Germain, Sénateur (PS) d’Indre-et-Loire et vice-président de la commission des finances du Sénat. Ce texte daté du 29 janvier 2015 et intitulé "Sommes-nous enfumés par les éoliennes géantes?" a suscité l'adhésion de nombreux parlementaires, tous partis confondus, et a inspiré, dans le cadre du projet de loi de transition énergétique, plusieurs amendements visant à corriger les malfaçons les plus criantes de la filière.

http://fr.friends-against-wind.org/realities/enfumes-par-les-eoliennes-geantes

lundi 15 décembre 2014

Rapport annuel 2014

Le présent rapport résume les présentations, discussions et décisions qui sont intervenues dans le cadre de l'Assemblée Générale annuelle de l'association le samedi 22 novembre à Prades.



Sommaire
1. Rapport d’activité 2014
2. Rapport moral
3. Rapport financier
4. Instances de l'association
5. Orientations pour 2015

mardi 17 juin 2014

ADTC - Avis De Tempête Cévenole s'implique dans le Collectif SOS Forêt Cévennes

La filière bois-énergie se développe actuellement en France et en Europe avec hélas des travers et des excès similaires à ceux que les associations anti-éoliennes, rejointes désormais par les grandes associations de préservation du patrimoine, du paysage et de l’environnement, dénoncent sans relâche à propos de l'éolien industriel: projets industriels gigantesques de production d'électricité "verte" à partir de biomasse forestière dans lesquels convergent les intérêts des multinationales de la forêt et de l'énergie, les appétits d'opérateurs financiers alléchés par les tarifs de rachat préférentiels et les certificats carbone, et les ambitions des responsables politiques à tous niveaux engagés dans la réalisation des objectifs du paquet énergie-climat européen à l'horizon 2020.

vendredi 21 mars 2014

Rencontres avec les candidats aux élections municipales

Chers concitoyens,

Nous venons de terminer notre cycle de rencontres avec les listes candidates dans les communes de Ailhon, Lentillères, Prades et St-Cirgues-de-Prades.

Seule la liste "Mouvement Citoyen Ailhonnais" n'a pas donné suite à notre demande de les rencontrer, invoquant des contraintes de calendrier. Sans y voir matière à polémique, il nous paraît cependant étonnant, voire inquiétant que cette liste ne semble pas manifester un intérêt prioritaire pour des enjeux cruciaux, concernant l'environnement, le cadre de vie et la cohésion sociale dans nos communes, tels que ceux dont traite notre association.

Pour le reste, nous saluons l’écoute attentive que nous a accordée chacune des listes candidates que nous avons rencontrée. Pour mémoire, ce dialogue avec nos futurs édiles nous a permis notamment d’insister sur les points suivants:

1. Dans leur forme actuelle, les procédures administratives d'implantation de parcs éoliens n'ont pas de légitimité démocratique; le déficit démocratique dénoncé d’abord par le Conseil Général de l’Ardèche, puis par les Conseillers Régionaux ardéchois, à l'encontre des procédures de planification éolienne, s’est aggravé sous l’effet de deux lois passées au niveau national courant 2013. L’ensemble de la législation éolienne fait actuellement l’objet de 9 recours pour anticonstitutionnalité, formulés auprès des tribunaux et/ou du Conseil Constitutionnel.

samedi 15 mars 2014

Quelle Ardèche pour nos enfants? Trois enjeux énergétiques majeurs pour nos communes

A l’attention des listes candidates aux élections municipales

Madame, Monsieur,

En cette période de positionnement électoral, nous souhaitons attirer l’attention de toutes et tous sur trois enjeux énergétiques majeurs pour nos territoires: les gaz de schiste, l’éolien industriel et la filière bois-énergie.

Gaz de schiste: Sauf à faire advenir un changement effectif de modèle économique et civilisationnel axé sur la sobriété et une empreinte écologique durable, la pression pour exploiter les gaz de schiste dans nos territoires ne se relâchera pas. L’association ADTC appuiera tous les acteurs locaux, notamment le collectif départemental anti-gaz de schiste (http://www.stopaugazdeschiste07.org/) dans leurs efforts pour maintenir dans la durée, sur ce dossier, la vigilance et la mobilisation collectives.

Eolien industriel: Nous attirons l’attention sur le tout récent rapport publié par le Commissariat Général à la Stratégie et à la Prospective (www.strategie.gouv.fr) et la diffusion qui en a été faite notamment par Maires Infos du 29 Janvier (*1), où on lit: "Ces tarifs d'achat subventionnés ont contribué à la crise du système électrique européen, qui menace «sérieusement» la sécurité d'approvisionnement, le pouvoir d'achat des ménages, la compétitivité des entreprises ainsi que la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, selon le rapport." Au-delà de la seule question des tarifs d'achat, ce rapport confirme les analyses des associations qui depuis des années dénoncent l’éolien industriel comme une fausse bonne idée énergétique, une imposture écologique, et un gâchis économique stupéfiant. ADTC continue d’oeuvrer, sous l’égide du collectif ardéchois "Eole 07" (http://www.eole07.fr/), pour nous préserver de cette filière-business qui par ailleurs menace la concorde sociale dans nos communes et va à l’encontre de nos aspirations au "vivre ensemble".

Filière bois-énergie: L’ambition légitime de dynamiser cette filière d’énergie renouvelable est actuellement ternie par un biais productiviste qui, prétextant le rôle de puits de carbone de la forêt, privilégie en réalité la sylviculture intensive de type plantation, l’exploitation à l’échelle industrielle, et la rentabilité à court terme. Nos concitoyens soucieux de conjuguer essor économique de la filière et viabilité socioenvironnementale dans la durée objectent à la nouvelle loi forestière telle qu’actuellement en discussion au Sénat. Celle-ci en effet n’inclut en l’état aucune mesure sérieuse de préservation des écosystèmes forestiers, et ne met concrètement aucun frein aux "aberrations écologiques " telles que celle récemment dénoncée par les collectivités territoriales d’un département voisin (*2).

samedi 28 décembre 2013

Transition énergétique: de quoi l'Ardèche a-t-elle besoin?

 Dans son éditorial du dernier numéro de RELIEFS (#1), magazine du Conseil Général de l’Ardèche, Mr Hervé Saulignac, président du Conseil Général, salue à juste titre la combativité et la détermination des Ardéchois dans leur opposition à l’exploitation des gaz de schiste. Il poursuit encore fort justement en soulignant que “la propension à résister ne sert à rien si elle ne s’accompagne pas d’une même propension à faire naître alternativement des ambitions collectives”, et appelle de ses voeux un “nouveau modèle de développement” (c’est le titre de l’éditorial) dans lequel “le développement économique et social ne se fera pas au détriment de l’environnement mais grâce à lui”.

Ce discours est dûment volontariste, et habilement à l’unisson de la double préoccupation de nos concitoyens: inquiétudes sur le plan économique et souci de la préservation de l’environnement. Mais il peut susciter aussi bien le scepticisme que l’enthousiasme, d’autant plus chez ceux qui constatent que les tentatives, ces trente dernières années, pour concilier l’économique et l’environnemental, sont allées pour l’essentiel de cafouillage en déconvenue, conduisant à la situation actuelle de double crise économique et écologique.

Alors, aurions-nous, ici et maintenant, découvert la formule qui convient? Y-a-t-il véritablement une vision ardéchoise pour sortir de l’impasse dans laquelle nous sommes collectivement engagés?

jeudi 26 décembre 2013

Eolien industriel: crispation généralisée

"Crispation”, le mot revient souvent dans les médias. Il apparaît aussi dans les récentes notes de synthèse mensuelles qui remontent des préfectures: celles d’Octobre parlent d’une société "en proie à la crispation, l'exaspération, la colère", d’une société encore "... qui a du mal à donner confiance, à donner du sens.." (#1)

La filière de l’éolien industriel est restée jusqu’ici largement étrangère aux préoccupations des urbains. A contrario, elle commence à contribuer de façon non négligeable au malaise grandissant dans les campagnes.
L’année 2013 aura été somme toute relativement dynamique pour l’éolien en mer, pour le meilleur s’il devait y en avoir un, et certainement pour le pire que les associations et de nombreux acteurs ont déjà annoncé.

Pour l’éolien terrestre, en revanche, un sérieux niveau d’apathie aura été atteint, si l’on en juge par les nouvelles installations, dont le rythme est tombé ces derniers temps à environ 250 machines par an (#2). Et ce pourtant dans un contexte de projets tous azimuts. Pour le coup, “crispation” semble ici un euphémisme. En proie à une grande fébrilité, la filière éolienne terrestre serait-elle en voie de tétanisation?

Entre Aubenas et Tanargue: alerte aux projets éoliens

“Un projet éolien n'est jamais abandonné”…
Un projet éolien n'est jamais abandonné”, c’est une des leçons que tirent de leur expérience les 900 et quelques associations qui, partout en France, objectent à l’invasion du milieu rural par le business de l’éolien industriel.
Si la résistance locale est faible ou dispersée, les promoteurs de projets sauront dépasser la tiédeur de l’accueil initial qui leur est fait, et persisteront à deployer leur stratégie de séduction auprès des moins réticents.
Si la résistance s’organise et la confrontation est portée devant les tribunaux, les pro-éoliens mettront l’argent qu’il faut pour mobiliser leurs avocats, faire appel et contre-appel.
Si l’issue du combat juridique n’est pas en leur faveur, ils activeront alors le bras puissant du lobby des énergies renouvelables, à Bruxelles pour que les directives soient réaffirmées, à Paris pour que la législation évolue en leur faveur - “s’assouplisse” est l’euphémisme consacré. Dans tous les cas, à plus ou moins brève échéance, il faut s’attendre à les voir revenir.

A l’été 2011, l’annonce d’un projet d’une dizaine d’éoliennes industrielles sur les crêtes au-dessus de Prades, Saint-Cirgues-de-Prades et Lentillères, secoue la nonchalance estivale. La population locale découvre le projet par un article dans la presse. L’effet de choc, toutes proportions gardées, est similaire à l’annonce des projets de gaz de schiste au début de cette même année. En tout cas, la réaction de la population locale est tout aussi vigoureuse: réunions, pétition, manifestations, interventions auprès des élus et des autorités. Ainsi est née l’association Avis De Tempête Cévenole…

Deux mois plus tard, un courrier circulait indiquant que le promoteur suspendait ses activités sur ce projet. C’était décembre 2011, il y a exactement deux ans. Depuis, plus de nouvelles. Par ailleurs, un autre promoteur s’était signalé auprès de la municipalité de Prades pour un projet similaire. Plus de nouvelles non plus. Alors, si “un projet éolien n'est jamais abandonné”, que s’est-il passé depuis? Avant d’envisager un scénario possible, rappelons d’abord ce qui, dans le contexte général depuis deux ans, reste inchangé, et ce qui a évolué.